Le département du Trésor des États-Unis a annoncé, mercredi, une nouvelle vague de sanctions visant un vaste réseau clandestin impliqué dans le transport illicite de pétrole et de produits pétroliers iraniens et russes.
Comme le rapporte ANN, cette mesure concerne plus de cinquante personnes physiques et morales, ainsi qu’une cinquantaine de navires, tous liés à un système dirigé par Mohammad Hossein Shamkhani, fils du conseiller du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.
« Ce réseau transporte du pétrole, des produits pétroliers iraniens et russes ainsi que d’autres cargaisons à destination de clients dans le monde entier, générant des dizaines de milliards de dollars de revenus », indique le communiqué du Trésor américain.
L’administration américaine souligne que cette structure, contrôlée par Shamkhani, joue un rôle central dans l’exportation du pétrole brut iranien, dont les bénéfices alimentent à la fois la fortune familiale et les ressources du régime de Téhéran.
La famille Shamkhani détiendrait par ailleurs des citoyennetés étrangères, facilitant le camouflage de ses activités et de ses liens avec l’Iran, tout en menant des opérations à l’international à l’abri des regards, selon le département du Trésor.
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a qualifié cette série de sanctions – regroupant plus de 115 mesures – de « plus importante jamais prise » dans le cadre de la campagne de pression maximale contre l’Iran, conduite par l’administration de Donald Trump.
Cette stratégie, officiellement destinée à empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, repose notamment sur l’asphyxie économique du régime en coupant ses principales sources de financement, notamment les revenus pétroliers.
Toutefois, en juin dernier, Donald Trump avait laissé entendre qu’un allègement partiel des sanctions restait envisageable, dans le sillage d’une attaque américaine contre des infrastructures nucléaires iraniennes.