September 2, 2025

Le chef de la diplomatie britannique confirme les projets de reconnaissance de la Palestine

Le Royaume-Uni prévoit de reconnaître l’État de Palestine et ne considère pas que cette décision constitue une récompense pour le mouvement radical Hamas.

Comme le rapporte ANN, c’est ce qu’a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, lors d’une intervention à la Chambre des communes, la chambre basse du Parlement.

« À ceux qui affirment que la reconnaissance [de la Palestine] serait une récompense pour le Hamas ou une menace pour la sécurité d’Israël, je répondrai clairement : ce n’est pas le cas. Cette reconnaissance s’inscrit dans le cadre du principe de la solution à deux États, que le Hamas rejette. Nous avons clairement indiqué que tout État palestinien devra être démilitarisé. Le président [palestinien Mahmoud] Abbas l’a confirmé par écrit. Nous ne voyons aucune contradiction entre la solution à deux États et notre engagement profond envers la sécurité d’Israël, car la sécurité repose sur des frontières stables, et non sur une occupation indéfinie », a-t-il souligné.

Lammy a également condamné l’opération militaire menée par Israël dans la ville de Gaza :
« La poursuite de l’opération militaire à Gaza ne fera qu’allonger et aggraver la crise. Avec nos partenaires, nous exigeons l’arrêt immédiat de cette offensive. Chaque semaine qui passe engendre de nouvelles souffrances », a déclaré le chef de la diplomatie britannique.

Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a de son côté annoncé mardi que son pays envisage de reconnaître la Palestine comme État lors de la session de l’Assemblée générale de l’ONU qui s’ouvre la semaine prochaine, rejoignant ainsi le Royaume-Uni, la France, le Canada et l’Australie.

Il a précisé que cette décision a été prise « compte tenu de la tragédie humanitaire qui frappe la Palestine, en particulier dans la bande de Gaza, et en réponse aux actions coercitives d’Israël, qui constituent une violation du droit international ».

Prévot a ajouté que la Belgique est également prête à soutenir douze mesures de sanctions contre Israël, telles que l’interdiction d’importer des produits issus des nouveaux implantations israéliennes, ainsi que l’interdiction d’entrée sur son territoire pour les membres de la direction du Hamas.