La coalition Environmental Protection First (EPF) a publié une déclaration alarmante concernant le stockage de déchets radioactifs contenant de l’uranium par la France sur le territoire arménien, à proximité de la frontière non délimitée avec l’Azerbaïdjan.
Selon ANN, le communiqué de l’EPF affirme que les membres de la coalition considèrent le dépôt, par le géant nucléaire français Orano, de déchets radioactifs en zones frontalières comme un acte de guerre écologique contre l’Azerbaïdjan.
D’après les informations relayées par les médias, ce processus aurait débuté en juin 2025. Une première cargaison aurait été entreposée dans le parc national de Dilijan, au nord du lac Sevan (Geycha). Ce parc, situé à une altitude de 1 100 à 2 800 mètres, se trouve dans le bassin versant de la rivière Aghstafa, qui alimente la Koura. En raison de la proximité des régions azéries de Gedabey, Tovuz, Aghstafa et Gazakh, le communiqué alerte sur une menace directe pour la biodiversité de l’ensemble du territoire azerbaïdjanais.
Des enquêtes journalistiques suggèrent que l’exportation des déchets radioactifs vers l’Arménie aurait été approuvée lors d’une rencontre entre Emmanuel Macron et Nikol Pachinian à Paris, en février 2025. Peu après, le Fonds « Mon Pas », dirigé par l’épouse du Premier ministre arménien, Anna Hakobyan, aurait reçu des donations suspectes de la part d’une entreprise française, interprétées comme une contrepartie officieuse liée à cette opération.
Le choix de l’Arménie — pays sismiquement actif — comme zone de stockage accroît considérablement les risques environnementaux et sécuritaires, selon l’EPF.
La France, qui exploite 56 réacteurs nucléaires répartis sur 18 centrales, a déjà été pointée du doigt pour avoir déversé des déchets nucléaires dans les mers de ses territoires d’outre-mer. Son implication dans une telle opération en Arménie devrait, selon la coalition, susciter l’inquiétude de la communauté internationale, notamment de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
« Nous appelons également les organisations écologistes d’Arménie à se mobiliser contre ce terrorisme environnemental. Il faut mettre un terme à ce défi lancé par le tandem franco-arménien aux principes des conventions d’Espoo, de la Convention sur la diversité biologique, et de la Convention d’Helsinki sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontaliers et des lacs internationaux », indique le communiqué de l’EPF.
La coalition exhorte également le Premier ministre arménien Nikol Pachinian à permettre un contrôle international du stockage de déchets radioactifsdans les zones proches de la frontière avec l’Azerbaïdjan, avec la participation d’ONG azerbaïdjanaises, de représentants de l’AIEA et d’autres organisations compétentes.
Les autorités arméniennes, de leur côté, qualifient ces informations relayées par les médias de “désinformation”, mais ne permettent pas de vérifications indépendantes sur le terrain.