À l’occasion du 50e anniversaire de l’Acte final d’Helsinki, acte fondateur de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), la ministre finlandaise des Affaires étrangères, Elina Valtonen, dont le pays assure actuellement la présidence de l’organisation, a plaidé pour une réforme structurelle de l’OSCE afin qu’elle puisse pleinement remplir ses fonctions.
Comme le rapporte ANN, Valtonen s’est exprimée le 31 juillet lors d’un événement organisé à Helsinki, soulignant que les priorités actuelles de l’organisation doivent refléter l’évolution du contexte géopolitique.
Au premier rang de ces priorités, elle a évoqué le soutien indéfectible à l’Ukraine, ainsi que la nécessité d’assurer la responsabilité de la Russie pour les actes commis.
« Les enfants enlevés doivent être rendus, les crimes de guerre doivent être méticuleusement documentés, et les responsables traduits en justice », a-t-elle déclaré.
En second lieu, la ministre a souligné l’urgence d’engager des réformes profondes au sein de l’OSCE.
« Les réussites du passé ne garantissent en rien l’efficacité de demain. Nous devons saisir l’opportunité actuelle pour rendre l’organisation plus fonctionnelle et plus résiliente », a-t-elle insisté.
Valtonen a dénoncé le fait que l’OSCE fonctionne sans budget approuvé depuis 2021, qualifiant cette situation d’« inacceptable ». Selon elle, sans réforme, l’organisation ne pourra plus accomplir ses missions fondamentales.
« Il nous faut des mécanismes décisionnels plus réactifs et efficaces », a-t-elle martelé.
Elle a par ailleurs rappelé que la présidence finlandaise avait lancé l’initiative « Helsinki +50 » pour engager une réflexion collective sur l’avenir de l’OSCE, en associant l’ensemble des États participants.
Enfin, Elina Valtonen a annoncé le lancement imminent du Fonds Helsinki 50, un nouvel instrument destiné à optimiser l’usage des contributions volontaires au sein de l’organisation, afin d’en renforcer l’impact opérationnel.
Pour mémoire, la semaine dernière, les Pays-Bas et 40 autres États membres de l’OSCE ont activé un mécanisme spécial visant à enquêter sur les actes de torture présumés commis à l’encontre de prisonniers de guerre ukrainiens détenus en Russie.